MONTER ET GÉRER UN CHEVAL CHAUD

Votre cheval est une vraie pile électrique ? Vous ne savez plus comment le gérer tellement il déborde d’énergie ? Avant de décider de mettre une embouchure plus costaud ou d’abandonner toute tentative de dompter votre fougueuse monture, voici quelques solutions à envisager.

1. ELOIGNEZ TOUTE CAUSE PHYSIQUE.

Avant toute chose, il est important de s’assurer que votre cheval est nourri correctement ou qu’il ne souffre pas quelque part. Un cheval trop nerveux est parfois seulement souffrant et c’est sa manière de vous le faire comprendre. N’hésitez donc pas à consulter votre vétérinaire, ostéopathe ou dentiste équin en cas de doute pour éloigner toute hypothèse de douleur. La santé passe avant tout !

2. RESPIREZ, DÉCONTRACTEZ-VOUS.

Les chevaux très près du sang sont extrêmement sensibles. Ils ressentent toutes les émotions que vous pourrez leur transmettre. Ainsi, si vous êtes crispé(e) parce que vous avez du mal à maitriser votre monture, et que vous commencez à monter en pression, cela risque d’empirer les choses. Alors on souffle, et on se décontracte. N’hésitez pas à faire de profondes respirations et à bouger vos épaules pour les relâcher. Vous verrez, votre cheval va se détendre lui aussi si vous êtes plus décontracté(e).

3. OUBLIEZ LE RAPPORT DE FORCE.

Tenez toujours compte d’une chose : votre cheval sera toujours plus fort que vous. Alors soyez juste plus malin que lui et ne cherchez pas à le contrôler par la force. Sans pour autant abdiquer, le tout est de le mettre au travail sans trop le contraindre. Il faut le concentrer, travailler avec lui au lieu de lutter contre lui. Et utiliser son énergie dans le bon sens. Pour ça, passons au conseil suivant.

4. OCCUPEZ-LE.

Souvent, les chevaux très chauds sont plutôt difficiles à concentrer. Evitez donc de faire de grands tours de carrière sans trop les solliciter, cela leur donne plus d’une occasion de regarder ce qui se autour d’eux et de provoquer un écart. Mettez votre monture clairement au travail, enchainez les figures de manège, quitte à avoir l’impression de lui donner le tournis.  Si le niveau de votre cheval le permet, travaillez sur deux pistes, c’est aussi un bon moyen de trouver le bon rythme et de se concentrer. Evitez dans un premier temps les transitions d’allures rapprochées, cela a souvent tendance à chauffer les chevaux.

5. RÉAGISSEZ AVEC TACT

Les chevaux nerveux sont généralement sur l’œil et assez craintifs. Ils ont tendance à partir au quart de tour à la moindre feuille qui vole. Mettez-vous dans votre bulle et ne prêtez pas attention aux démarrages ou écarts qui se produisent. Ne tirez pas violemment sur les rênes, même si c’est souvent notre premier réflexe dans ces cas là. Si vous vous énervez ou que vous vous crispez, cela donnera à votre cheval une bonne occasion de s’énerver lui aussi et de faire n’importe quoi. Alors soyez plus intelligent que lui, restez calme, et reprenez votre travail là où vous en étiez, comme si de rien n’était. Sans réaction de votre part face à un moment de panique, votre cheval réalisera petit à petit qu’il ne doit pas avoir peur. La pression redescendra bien plus facilement.

6. LA GESTION DU TEMPS DE TRAVAIL

Ici, tout dépend du cheval, à vous de trouver le bon tempo. Certains chevaux seront plus gérables sur des séances courtes mais intenses, notamment s’ils ont beaucoup de mal à se concentrer. Si c’est le cas de votre monture, une fois que avez réussi à obtenir la concentration souhaitée, faites vos exercices, sans trop de pause. Même au pas il faut continuer à travailler. Ne lâchez tout qu’à la fin de la séance. En revanche, il est aussi possible que votre cheval ait besoin de faire des pauses, dans ce cas n’hésitez pas à faire des coupures dans le travail, au pas rênes longues, pour faire descendre la pression.

7. MONTEZ AVEC VOS JAMBES, PAS AVEC VOS MAINS.

Le problème avec les chevaux chauds, c’est que l’on a rapidement tendance à les monter avec beaucoup de main, et à en oublier de mettre des jambes. C’est plutôt « naturel » comme réaction mais, résultat : votre cheval s’énerve encore plus, vous avez l’impression d’aller trop vite, c’est très inconfortable. Mais en réalité, il est tout étriqué, il va vers le haut, s’agite et ne couvre pas de terrain.
Il faut donc le mettre en avant, même si ça peut paraître contradictoire. N’oubliez pas qu’une action de main ne peut pas être juste et efficace si vous ne mettez pas de jambe. Si votre cheval est très sensible à vos actions de jambes, utilisez surtout votre assiette dans un premier temps pour lui indiquer le mouvement vers l’avant. Le tout, c’est d’oser rendre un peu des rênes et de le laisser aller vers l’avant. Psychologiquement c’est difficile pour vous au début, mais vous verrez, votre cheval va se caler et vous allez trouver le confort.

8. INSTAUREZ UNE RELATION DE CONFIANCE

Si votre cheval est d’un naturel inquiet, il faut qu’il vous fasse confiance afin d’être rassuré en toute circonstance et qu’il ne laisse pas ses émotions prendre le dessus. Pour cela, il est intéressant de travailler à pied dans un premier temps si votre cheval y est réceptif. En cas de réaction de panique (démarrage ou écart), demandez le pas ou l’arrêt dans le calme, sans tirer sur les rênes ou la longe, et rassurez-le. A pied ou à cheval, dès que vous sentez que votre cheval a pris sur lui et qu’il a peu ou pas réagit à un élément extérieur, récompensez-le fortement. Parlez-lui aussi pour le rassurer.

9. FAITES-LUI ACCEPTER VOS JAMBES

Souvent, les chevaux nerveux acceptent difficilement le contact des jambes. C’est en général la cause première des problèmes de travail des chevaux chauds, car ils sont très sensibles et toujours pressés. Bonne nouvelle : l’acceptation des jambes, ça s’apprend ! Il faut désensibiliser. Utilisez vos jambes jusqu’à ce qu’il ne les craigne plus. Commencez à l’arrêt, bougez vos jambes sur son corps, vous allez vite savoir si votre cheval les accepte ou non. Tout en douceur habituez-le au contact et mouvements de vos jambes. Faites ce petit travail en début de séance. Oui, vous avez l’impression de refaire le débourrage de votre cheval, mais vous verrez, ça change la vie.

10. DÉFOULEZ-VOUS

Si vous en avez l’occasion, faites du sport pour vous défouler. L’équitation a beau être une pratique sportive, elle demande une grande maitrise de soi. Si comme votre cheval, vous avez un tempérament de feu, alors défoulez-vous par un autre moyen, vous verrez, vous serez bien plus détendu(e) à cheval. Idem pour votre cheval, proposez-lui régulièrement des séances de liberté, pour qu’il puisse lâchez son jus et faire toutes ses bêtises quand vous n’êtes pas sur son dos.

SOPHIE Dialogue leader

Cavalière de CSO

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