PortRait duo dE LAURYANNE & BOLERO
#RIDEZCOMMEVOUSÊTES

Découvrez les histoires singulières de cavalières et leur cheval dans notre série de portraits « Mon Cheval et Moi » :

Portait duo d'une cavalière et son cheval

J’AI APPRIS À LE CONNAÎTRE LUI, AVANT DE LE CONNAÎTRE A CHEVAL

Notre chargée de production chez Fouganza nous partage son histoire atypique avec son cheval aux pieds nus. Après un parcours difficile, cet ancien compétiteur s’offre une vie paisible en plein air dans une pension du Nord-Pas-De-Calais

Portrait duo Lauryanne et Bolero

la rencontre

Laury-Anne nous raconte ces premiers moments après le confinement, où elle croise cet ancien grand sportif de compétition. Impossible d’imaginer que « ce géant » deviendra son futur cheval !

Boléro a développé un syndrome naviculaire. Cette inflammation sur les pieds avants ou dégénérescence de l’os, est douloureuse pour l’animal qui devient boiteux. « Déjà, une personne  censée n’achète pas un cheval malade. Je le voyais tous les jours, je l’admirais. Il a fait énormément de concours, il a des papiers de dingues. La propriétaire des écuries ou j'avais une demi-pension m'a encouragé à l'essayer. Franchement, je n’ai pas eu de coup de cœur sur la monte car il est hyper grand, il fait des foulées immenses », nous avoue la cavalière.
« Mais c’est un cheval d’une gentillesse incroyable ! 

Il ne m’a pas fallu longtemps pour avoir un coup de coeur », se remémore Laury-Anne amusée.

Portrait duo Lauryanne et Bolero

UN CHEVAL NAVICULAIRE

Le syndrome naviculaire est redouté des cavaliers. Les causes peuvent être multiples et ne sont pas totalement élucidées.

Pour soulager cette maladie incurable, les avis divergent.

Le cheval peut passer par des anti-inflammatoires, des infiltrations ou une ferrure orthopédique. Des méthodes crescendo, allant parfois jusqu’à la névrectomie, une opération très invasive et non sans complication potentielle. En plus, le mieux-être du cheval n’est pas forcément au rendez-vous…

UNE EPREUVE A SURMONTER ENSEMBLE

Laury-Anne cherche d’abord à tranquilliser et stabiliser son cheval. « Je voulais qu’il s’apaise, qu’il comprenne qu’il ne faisait plus de sport, qu’il était au repos. L’étape suivante, c’était pieds nus.

C’est très controversé, ma vétérinaire était contre. J’avais peur mais finalement, j’ai écouté mon intuition et j’ai changé de véto », nous partage Laury-Anne. Elle fait partie de l'équipe Fouganza, à qui elle peut confier ses doutes en toute transparence. « J’ai eu la chance d’échanger avec des experts aux expériences solides qui m’ont beaucoup soutenue. C’est Stéphanie Cailleux, podologue-maréchal ferrant qui m’a rassurée et suivie dans mon projet.

Je savais que Boléro passerait par des moments difficiles. Le fer bloque la circulation sanguine, donc lorsqu’on déferre, le sang recircule et élimine les toxines. C’est douloureux, cela peut provoquer des abcès et des boiteries impressionnantes. Mais je me suis dit : à 10 ans, il en pleine fleur de l’âge, il est solide, en forme, c’est maintenant qu’il faut tenter l’expérience pour sa santé », se rassure Laury-Anne.

Portait duo d'une cavalière et son cheval

Un cheval pieds nus

En août 2021, Boléro dit au revoir a ses fers. Anxieuse, Laury-Anne va le voir trois fois par jour pour s’assurer qu’il va bien. Oui, il boite un peu au début mais… « C’était la 1e fois que je voyais mon cheval trotter ! Au bout de 3 jours, il trottait y compris dans les côtes et sur les cailloux ! Je voyais à sa tête qu’il avait le moral, ça m’a rassurée tout de suite, même s’il était un peu raide », nous raconte la cavalière contente.

Toutes les 6 semaines, Stéphanie passe lui raboter les pieds qui évoluent très bien. « Il n’a pas du tout la même tête qu’avant ! C’est vraiment le bon exemple du cheval pour qui les pieds nus se passent bien. Après, c’est compliqué et il y a plein de cas différents… ». 

Depuis fin 2021, Laury-Anne a commencé à travailler Boléro à pieds, à la longe. « Il trottait trop bien, un vrai cadeau de Noël ! J’ai pu commencer à le remonter début mars. J’avais un peu d’appréhension, car je n’avais pas monté mon cheval pendant 8 mois. Je me suis dit qu’il serait un peu foufou. Et bien, pas du tout. Il s'est révélé être gentil, c’est un amour. Depuis, on fait du pas, du trot, du galop, de la balade, un peu de barres au sol pour aller plus loin dans l’amplitude de la foulée. 

Mon cheval n’a pas perdu de poids, il est resté robuste. Aujourd’hui, quand je suis dessus, je le sens plus détendu et je suis plus détendue. J’ai appris à le connaitre lui, avant de le connaitre sous la selle. Je le connais très bien maintenant. C’est un plaisir et c’est beaucoup de bien-être », conclut Laury-Anne toute sourire.

Portait duo d'une cavalière et son cheval

 Il est bien avec les humains et avec les chevaux. Savoir que je l’ai soulagé, c’est tellement apaisant.